La santé et le bien-être des collaborateurs occupent aujourd’hui une place centrale dans les politiques d’entreprise. Chez CIPAC, cet engagement s’est concrétisé par une campagne de prévention dédiée au tabac et à la cigarette électronique, menée en partenariat avec l’Agence Sanitaire et Sociale de Nouvelle-Calédonie (ASSNC).
Pour Charlène, membre des ressources humaines, cette action s’inscrit pleinement dans la stratégie RSE du groupe : « Cela s’inscrit dans la continuité de notre politique RSE, avec des objectifs de santé liés à des fléaux qui touchent particulièrement la Nouvelle-Calédonie. ». L’entreprise a également tenu à déconstruire certaines idées reçues, notamment sur la cigarette électronique, souvent perçue comme moins nocive mais qui reste « tout aussi dangereuse ».
Une démarche volontaire et pédagogique
Lancée en mai, la campagne s’est d’abord appuyée sur des publications diffusées via l’intranet, afin de sensibiliser les collaborateurs aux risques et à la composition des produits du tabac. Cette première phase informative s’est conclue par un atelier en présentiel, conçu pour être interactif et accessible.
L’objectif était clair : offrir un espace d’échange avec une experte, capable de répondre aux interrogations des salariés. Dans une démarche assumée, CIPAC a choisi de privilégier le volontariat.
« Nous n’avons pas voulu rendre cet atelier obligatoire, car cela peut être contre-productif. Nous avons préféré laisser chacun libre d’y participer », explique Charlène.
Ce choix s’est révélé pertinent : huit collaborateurs se sont inscrits spontanément, animés par la volonté de réduire ou d’arrêter leur consommation.
L’expertise de l’ASSNC au service des collaborateurs
Pour animer cet atelier, CIPAC a fait appel à l’ASSNC, acteur clé de la prévention et de la promotion de la santé sur le territoire.
« Notre rôle est de faire de la prévention et de la promotion de la santé, pas de soigner », rappelle l’intervenante.
Les données locales soulignent l’importance de ces actions. Selon le Baromètre Santé, la consommation de tabac en Nouvelle-Calédonie a diminué d’environ 29% entre 2019 et 2025, une baisse significative à l’échelle du territoire.
L’approche adoptée se veut avant tout bienveillante et non stigmatisante. « La prévention, ce n’est pas juger les comportements, mais donner les bonnes informations », insiste l’experte. Elle rappelle également que le sevrage tabagique est un processus complexe :
« Rechuter fait partie du parcours, ce n’est pas un échec. »
Ce positionnement a été particulièrement apprécié par les participants. L’un d’eux souligne avoir trouvé l’atelier « très intéressant et pertinent », saluant une intervention centrée sur les mécanismes de l’addiction et les difficultés rencontrées, plutôt qu’un discours moralisateur.
« Je me suis sentie écoutée, comprise et conseillée, sans jamais me sentir jugée », confie-t-elle, estimant cette approche plus constructive et propice à une réflexion personnelle.
Même les collaborateurs non concernés directement ont tiré des bénéfices concrets de cette action. L’un d’eux explique avoir apprécié
« bien que je ne consomme ni cigarette ni vapoteuse, j’y ai trouvé de nombreux éléments utiles ainsi que des outils concrets pour accompagner et convaincre mon entourage d’envisager un arrêt du tabac. C’était un temps d’échange intéressant, bienveillant et riche en informations », qui lui a permis d’acquérir des outils pour accompagner son entourage.
Preuve de cet impact élargi : une personne sensibilisée indirectement a pris rendez-vous dès le lendemain avec un centre d’accompagnement après un échange convaincant.
Vers un accompagnement durable
L’atelier a permis de mettre en lumière les dispositifs existants, notamment les consultations gratuites proposées par l’ASSNC, et de transformer la sensibilisation en véritables intentions d’action.
Pour CIPAC, cette initiative constitue une première étape concrète dans le déploiement d’actions RSE dédiées à la santé des collaborateurs. En combinant information, écoute et orientation vers des solutions locales, l’entreprise démontre qu’un environnement de confiance et des partenariats engagés peuvent favoriser des changements durables.



